Si vous éteignez la fonction commenter, vous supprimez instantannément tous les conflits.
Tous nos conflits viennent des commentaires que nous ajoutons à l’observation de la réalité.
Lorsque nous sommes en mode conscience de la réalité, sans interprétation, il n’existe aucun conflit.
Il s’agit d’un mode naturel qui s’ « enclenche » dans certaines circonstances comme lorsque nous rions, lorsque nous sommes très concentrés sur une tâche, lorsque nous sommes subjugués par ce que nous regardons (sublime paysage, oeuvre d’art, animal, etc.) ou lorsque nous avons un orgasme. Cet état est très agréable mais comme il se produit en principe spontannément, nous ne savons généralement pas le reproduire à volonté (sauf pour l’orgasme, mais toutes les situations ne s’y prêtent pas!).

Bien que la fonction interprétation ne soit pas présente, nous avons une pleine conscience de tout ce qui se passe. La fonction interprétation n’est donc, la plupart du temps, ni utile ni souhaitable. Pourtant, dans notre vie de tous les jours, elle est activée pendant la grande majorité du temps. Elle démarre dès notre réveil et ne se désactive que lorsque nous nous endormons. Seulement à de très rares moment nous laisse-t-elle en paix.
Si ce mode sans conflit est agréable et suffisant, pourquoi ne l’utilisons-nous pas plus souvent?
C’est qu’il nécessite de notre part un total lacher prise. Une confiance que la vie sait prendre soin d’elle-même sans que nous ayons à cogiter pour l’aider.
Bien entendu, il existe des situations où nous avons besoin de faire travailler nos méninges. Comme, par exemple, pour planifier un projet, effectuer un calcul, ou rechercher une information dans notre mémoire. Mais en y regardant bien, il existe de nombreuses situations où cela est non seulement inutile mais souvent contre-productif.
C’est le cas notament lorsque cette cogitation est en roue libre et fonctionne en pilote automatique par association d’idées. Lorsque cela arrive, ce que mes sens perçoivent passent au second plan derrière une multitudes de pensées sans queue ni tête qui s’enchaînent sans que nous ayons notre mot à dire. On aurait beau essayer d’arrêter ce flux incessant, ça ne ferait qu’apporter du grain à moudre.
Alors comment pouvons-nous faire?
Puisque la conscience de la réalité est toujours présente (sauf quand nous dormons), et que les pensées viennent s’y juxtaposer, certaines questions peuvent nous faire rebasculer dans notre état naturel qui est sans conflit. Comme celle-ci: « Qu’est-ce que je suis lorsque je suis simplement conscient, sans interpréter, sans commenter, sans juger ? »
Essayez et observez ce qui passe…
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