Comment faire l’expérience du "moi supérieur"

  • Phil : « Il est impératif que le chercheur soit capable de faire clairement la distinction entre son mental ordinaire (obscurci la plupart du temps par des rêveries absurdes) et un état supérieur de pure conscience libre de telles imaginations inutiles – état qui est la clef du mystère énigmatique de son véritable être.
    Entre l’aspect supérieur de l’être d’un homme et son moi ordinaire se trouve un élément mystérieux, insaisissable et extrêmement fragile : son attention. »
    - La voie de la vigilance intérieure, Salim Michaël.

  • Pierre : C’est complexe…

  • Phil : ce n'est pas très compliqué: il y a d'un côté le "moi ordinaire", envahi de pensées chaotiques, et de l'autre le "moi supérieur" qui en est dépourvu. Une fois découvert ce moi supérieur qui fait des apparition furtives, il s'agit de demeurer en lui grâce à notre attention. :-)

  • Pierre : je ne connaissais pas le moi ordinaire :)

  • Phil : Ai-je mentionné - et c'est là où ça se corse - que le moi supérieur n'est pas seulement dépourvu de pensées chaotiques, il est dépourvu de pensées tout court...? :-P

  • Pierre : j'abdique!

  • Phil : Le « moi supérieur » ou « Soi » peut être expérimenté en se posant des questions paradoxales sur lesquelles l’intellect ne trouve pas prise. Par exemple: « que suis-je lorsque je suis seulement conscient, sans interpréter la réalité, sans la commenter et sans vouloir modifier quoi que ce soit. » Les adeptes du zen se servent des petites énigmes absurdes appelées « koans », comme par exemple: « Quel est le bruit d'une seule main qui applaudit ? », « J’éteins la lumière, où va-t-elle ? », « L'arbre qui tombe dans la forêt fait-il du bruit si personne ne l'entend ? »…
    Le mental ne pouvant répondre à ces questions se tait, et c'est dans l'espace entre deux pensées que l'on expérimente le "Soi ».
    Pour les adeptes, le jeu consiste à élargir cet espace et y accéder à volonté.


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